Paroles du Constant
Quelle odeur abjecte !
C'est désagréable.
Il n'y a rien qui en sort... pour l'instant.
Je préfère l'étreinte paisible du froid.
On pourrait se noyer dans ce brouillard noir.
Une issue.
Je ne connais que le goût de ma tristesse...
Froid, mort et noir, comme mon cœur.
Oserai-je m'en approcher ?
Leurs mots ne peuvent pas me faire de mal. Bon, si, peut-être un peu...
Peut-être que je pourrais endosser un petit rôle.
Est-ce là le vrai visage des ténèbres ?
C'est l'endroit idéal pour une tragédie.
Vie froide, morte et artificielle.
Vie froide, morte et artificielle.
Vie froide, morte et artificielle.
Pourquoi a-t-on sculpté une ancre ?
Immobile et sans vie.
Né poussière, tu redeviendras poussière.
Sa nouvelle vie fut... de courte durée.
Une pâle copie froide et sans vie.
Elle a eu une belle vie.
Une pièce, limitée au plateau.
Ils sont là.
Ce n'est qu'un simulacre de vie. Pff...
Si seulement je pouvais être aussi sereine.
Un souvenir de jours plus heureux.
Le bonheur est un petit chien tout chaud... mais celui-là est froid.
Il ne connaît que la fureur.
On l'a achevé.
Un rappel que la gentillesse ne mène qu'à la souffrance.
Sa douleur a engendré de la colère.
Quelle bête terrible.
Cette bête est revenue encore plus froide qu'avant.
C'est curieux, les choses que nous décidons de commémorer.
Elle gît maintenant, froide comme la pierre.
Son regard de pierre me toisera pour l'éternité.
Hélas, le roi est au mieux un chef de file.
Il ne nous toisera plus.
Une parodie complète.
L'hubris, sans doute.
Cet esprit de fête est mort, depuis.
Ah, si je pouvais partir chevaucher dans la nuit...
Ils sont là.
Il ne rôdera plus jamais en haute mer.
Un instant de bonheur éphémère, immortalisé dans la pierre.
Le témoignage d'une vie passée seul dans le noir.
Je préfèrerais regarder la vraie.
Quelle expression dans le regard !
C'est elle qui détient le vrai pouvoir.