Paroles du Constant
Sa puissance est épuisée.
Abigail... Tu crois que... ?
Sa puissance est épuisée.
Entendre les secondes passer m'apaise.
Sa puissance est épuisée.
Rien ne peut me faire plus de mal que mes propres souvenirs.
Quel est le poids de mes actions ?
J'imagine que... je peux bien en prendre un...
J'aurais préféré un corbeau.
Le chapeau d'un pirate sanguinaire.
Plein de morceaux rouges et juteux à mâcher et à écrabouiller.
Chaude, mais toujours sale.
Je me demande combien de temps une graine de ce fruit pourrait emprisonner quelqu'un aux enfers.
C'est une plante en devenir.
Ophélie ? Es-tu là ?
Une anguille.
Il gigotait pour tenter de survivre. Le pauvre idiot.
Des algues.
La vie est faite de sang et de ça.
Inflige à la nourriture chaos et souffrance.
Je pourrais mourir de faim avant que ce soit prêt.
Ce sera bientôt terminé.
Une nouvelle tâche domestique accomplie.
Un vide sans nourriture.
Ça me servira quand la faim tenaillera mon tout petit estomac...
Je transporte la chaleur, pourtant le froid continue de m'affliger.
Fini.
Si seulement ça pouvait pimenter ma vie.
Peu importe l'endroit où je dors, mes nuits sont peuplées de cauchemars.
Abigail et moi avons monté une tente dans notre jardin, un jour. C'était... amusant.
Elle a des yeux, mais elle ne pleure jamais.
C'est assez grand pour transporter un corps... ou quelques dizaines de pommes de terre.
Un plat aussi délicat que la vie elle-même.
Elle tourbillonne, comme ma vie.
Ses yeux sont clos pour toujours.
Je ne sais pas si je vais pouvoir la porter toute seule...
La vie qu'elles contiennent est un mystère.
Sa croissance est limitée par la taille du pot.
Il faudrait que je sois désespérée.
Que peut-on m'arracher de plus ?
Aussi sec qu'un désert...
Quel étrange arrosoir.
À quoi ressemble une vie sans le fardeau de l'intelligence ?
Oh, que j'aimerais être aussi insouciante.
La vie n'est pas juste, pas vrai ?
Il ronfle bruyamment.
C'est aussi gros que le trou où j'avais un cœur autrefois.
J'adore les concours à vider les citrouilles.
Pourquoi céder à pareil enfantillage ?
Je reconnais le vide dans ses yeux.